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Le monde de danillo est un monde d’énergie.

Le monde de Danillo est un monde d’énergie

C’est un monde viril. Très viril. Les femmes n’y sont pas douces et tendres et rondes, elles y sont, comme les hommes, bâties au carré, tout comme le sont les routes, les horizons… Le tout prisonnier de cases de BD qui chacune laissent apercevoir un univers clos sans appartenir à une histoire ; à nous de la créer, mais Danillo nous a donné des pistes. Ses longues routes vont vers un horizon qui laisse croire à un meilleur mais peut révéler le pire; ses lumières vives, crues ont des accents de road-movie…
Il est dans l’excès, à tout moment, aussi bien dans ses traits acérés que ses couleurs explosives, dans ses lumières crues que ses regards sombres. Très personnel.
Avec en filigrane les USA dans ce qu’ils ont de routes légendaires et de cow-boys clichés, la BD ici est un prétexte autant qu’une forme d’expression bien ancrée dans le présent, et magnifiée par l’utilisation de la toile et la mise en évidence de chaque case.
On dirait que ce monde est recréé par un être angoissé, torturé, désabusé, qui se serait emparé du pinceau du peintre pour le guider malgré lui.

Marie-Claire Blaimont